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Image: Les participants du cercle économique de la Section d’Agriculture au Goetheanum

Le cercle économique dans sa 6ième année: Comment le secteur bio se finance-t-il?

13.7.2018


Le cercle économique de la Section d’Agriculture au Goetheanum, composé d’environ 70 participants, s’était rassemblé cette année-ci aux Pays-Bas et plus précisément à Doorn, près d’Utrecht. Pendant trois jours consécutifs, les participants se préparaient au prochain Congrès Agricole ayant lieu à Dornach en février 2019 et étant placé sous le thème « L’économie de l’agriculture ». A l’ordre du jour se retrouvait: la pensée associative du financement, du capital et de la propriété !

Comment mesure-t-on la valeur d’une entreprise agricole ? Comment une entreprise peut-elle se placer pour ne pas devenir dépendante d’investisseurs qui eux veulent simplement faire des bénéfices ? Comment les bénéfices peuvent-ils être investis dans le bien commun et le capital utilisé de façon raisonnable tout au long de la chaîne de valeur ? A qui appartient la ferme et la terre qui la nourrit et quel est le rôle du consommateur dans ce contexte global ? Toutes ses questions ont été discutées sur la base d’exposés multiples.

Après une introduction par Änder Schanck au cours national économique de Rudolf Steiner, Merle Koomans van den Dries, du grossiste et détaillant « Odin », racontait à son public, comment cette entreprise bio a été transformée en supermarché coopératif ‒ les clients d’Odin étant fortement impliqués dans le financement et la propriété. Ainsi, sur les étagères du magasin deux prix sont affichés : un pour les clients normaux et un prix réduit pour dès à présent 7000 membres de la coopérative.

Markus Lüthi de «Bio Development AG» - une société active en Suisse, Italie et Allemagne - présentait les exigences relatives aux investissements en capitaux d’entreprises bio et présentait la «Bio Development AG» comme alternative au financement par de grandes entreprises et banques.

Les vrais coûts pour la production d’aliments ont été examinés d’un œil critique. Les ressources naturelles comme l’air, la terre et la mer sont des biens communs. Ainsi, celui qui produit et nuit à l’environnement, doit prendre ses responsabilités. Volkert Engelsman, du grossiste bio «Eosta», expliquait le modèle « True Cost Accounting » qui tient compte des coûts externes liés à l’activité des entreprises et qui les note dans le bilan de l’entreprise.

Le troisième jour était consacré à la charte pour une économie associative, établie lors de la dernière réunion au Luxembourg et qui depuis a reçu beaucoup d’attention. L’identité culturelle des semences a été rajoutée à la charte sachant que la culture de semences aux propriétés héréditaires stables fait partie intégrante d’une économie associative.